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Equipement public

Centre National de la Fonction Publique Territoriale Atelier d'Architecture Brenac + Gonzalez & Associés SAS

Implanté sur une parcelle très étroite et très longue, le Centre National de la Fonction Publique est un bâtiment étonnant de part, sa forme et sa matérialité.

Description

Ce bâtiment accueille un centre de formation, les espaces devaient donc être grands et fonctionnels. Les niveaux se découpent en deux secteurs, le service administration dans les plus hauts étages du bâtiment et les salles de classe ainsi que les amphithéâtres sur les trois premiers.

 

La surface au sol étant extrêmement limitée, il était impossible de construire une véritable cour à l’extérieur du bâtiment. Mais pour ne pas imposer cette contrainte aux usagers, des coursives et des terrasses jardinées sont accessibles depuis les derniers étages et font office d’espaces de détente conviviaux et ensoleillés. Cette attention particulière dessine et donne cette forme discontinue à l’ensemble du programme.

 

Le métal déployé a ici une double fonction : il est la peau du bâtiment et sa protection contre le soleil.

 

Le Saviez-Vous ? L’intérieur est pensé comme une urbanité, à part entière. Le bâtiment fonctionne comme une petite ville avec son avenue centrale qui le scinde en deux et dessert facilement les espaces les plus reculés du bâtiment. 

Galerie

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  • Architecte : Xavier Gonzalez
  • Statut du projet : Achevé
  • Surface : 7186m²
  • Date de livraison : 09/01/2014
  • Coût des travaux : 16 M E HT
  • Mise en lumière : Non
  • Matériaux principaux : Métal déployé aluminium anodisé, verre
  • Visitable : Partiellement

La Parole de l'Architecte

Texte produit par l'agence Brénac + Gonzalez

 

La volumétrie générale est en « dos de chameau », car elle doit répondre à plusieurs situations urbaines. Elle monte au maximum (R+5), côté Ouest, pour renforcer la visibilité et la symbolique de l’édifice ; malgré l’éloignement de l’édifice par rapport au boulevard Hoover, sa hauteur le projette visuellement sur le boulevard et son architecture  participe ainsi à la constitution de sa frontalité. La longueur importante du bâtiment facilite également son retournement sur la rue du Cheminot Coquelin. Son volume redescend ensuite à R+3,  afin de répondre à la future présence des bâtiments sur le lot voisin du triangle saint Sauveur, en  vis à vis, pour enfin remonter légèrement au Nord-Est ,à R+4, et marquer l’articulation à l’angle. Un parvis- jardin, prolonge naturellement l’espace public tout en mettant à distance l’accès principal et le hall, signalé par un auvent qui accueille et protège des intempéries.

 

La différence entre l’art et l’architecture c’est principalement la « destination ». L’édifice se présente comme une stratification verticale des différents secteurs du programme réunis et distribués par des galeries, des escaliers et des circulations parfois lisibles en façade. 

Depuis un hall monumental, une grande rue intérieure, distribue la totalité des services. Les salles de formation sont localisées sur les 3 premiers niveaux ; les niveaux 4 et 5 accueillent les bureaux des membres de la délégation.

Le bâtiment recherche à la fois une dépendance à l’usage, à la « destination », et son autonomie pour mieux sublimer la conception et la mener vers la beauté . Pour cela un rapprochement entre art et architecture nous a semblé nécessaire. A la manière du sculpteur espagnol Chillida, le volume programmatique capable, a été évidé, extrudé, modelé pour créer patios, jardins et circulations agréables. Ce travail de plasticien est complété par une mise en relation entre la matière et la lumière. Le projet se présente comme un volume recouvert d’une mono-matière continue, constitué d’un métal déployé à petites ondes. Ce matériau est utilisé à la fois, comme parement extérieur, revêtement des parois intérieures de la grande galerie ou en faux-plafond. Ce dispositif offre ainsi une lecture totalement unitaire de bloc sculpté perceptible de jour comme de nuit. Cette masse, en apparence opaque, alterne les pleins et les vides. Le métal est un matériau sensible et réactif aux variations de la lumière, il joue parfaitement avec les lumières si particulières du nord et notamment avec ses fameux ciels argentés. L’usage du métal fait aussi écho à la plastique choisie par Jacques Ferrier, ce qui facilite l’intégration du nouvel édifice dans un contexte esthétique global.

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