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Bureaux

GL EventsStudio Odile Decq

Il est la conclusion presque monumentale du quai Rambaud, juste avant la pointe de la presqu’île lyonnaise. Le siège social de GL Events conçu par Odile Decq est plus complexe et délicat que ne le laisse présager sa simple volumétrie. 

Description

Voyage à travers le Temps

Passer sous un bâtiment avant d’y entrer, c’est comme lire quelques pages d’un livre avant de le commencer vraiment, c’est comme gouter les ingrédients d’un plat avant l’assemblage final ; cela met l’eau à la bouche et attise la curiosité. À la condition que les mots et les goûts, précédemment cités, nous touchent et nous interpellent. Et c’est peu de l’écrire que l’impressionnant porte-à-faux du 28 mètres qui coiffe les quais est fort en sensation ! D’autant plus que le sombre et pesant volume repose sur un second, plus petit et totalement transparent où se situe l’entrée. Une fois celle-ci passée, c’est l’atrium toute hauteur qui m’a véritablement happée tout en me dévoilant les secrets de ce savant équilibre géométrique. La structure métallique est absolument visible, référence au passé industriel des lieux. Trois pylônes, qui accueillent les circulations verticales, portent deux poutres-voiles (poutre dont la hauteur égale celle sous plafond) croisées et situées au dernier niveau, auxquelles sont suspendus les 3 étages de bureaux inférieurs. Outre le porte-à-faux, la mise en œuvre d’une telle structure a également permis de désaxer les deux volumes superposés de 86°, et non 90°, afin que la rotation ainsi signifiée puisse être ressentie physiquement, rappelant l’époque où les ponts roulants animaient les quais. Enfin, la façade, libérée des contraintes structurelles, devient un terrain d’expression que l’architecte a confié à l’artiste suisse Felice Varini. Son intervention, délicate et narrative, vient raconter ce qu’était le site avant la construction de cet édifice. Comme un juste retour des choses, le paysage d’avant, imprimé en noir en blanc entre les panneaux de verre feuilleté, vient confirmer et poétiser sa propre disparition en même temps que sa transformation.

Galerie

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  • Architecte : Odile Decq
  • Maître d'ouvrage : SCI Polygone Confluent
  • Artiste associé : Felice Varini
  • Statut du projet : Achevé
  • Surface : 8300m²
  • Date de livraison : 01/07/2014
  • Coût des travaux : 24,4
  • Mise en lumière : Oui le "Pétale" en partenariat avec Luceplan
  • Matériaux principaux :

    Acier, verre

     

  • Visitable : Non

Le regard de l'architecte

Les Salins du Midi. La Sucrière. Les Douanes. Entre deux fleuves c’est une histoire qui a été interrompue. La typologie des bâtiments des docks conservés appartient à l’histoire des constructions industrielles en béton du début du XXème siècle. Elle est accompagnée par les constructions aériennes en structure métallique des ponts roulants encore présents, vocabulaire architectural participant de la mise en scène du port comme de celle de la reconversion de sa berge. Alors la construction des nouveaux bâtiments doit s’inscrire dans une architecture singulière. Notre projet s’attache à reprendre à son compte mais en la réinterprétant l’architecture industrielle. Le pavillon, massif, s’apparente au vocabulaire constructif des ponts roulants et des grues mais d’une manière plus radicale encore dans son acceptation. L’oeuvre d’art participe de l’architecture tout en s’en distinguant mais n’est surtout pas un élément ajouté. Des points de vue photographiques pris par Felice Varini depuis le toit du bâtiment sont reproduits en noir et blanc sur la totalité des façades du volume supérieur du pavillon. Imprimée sur le film intercalaire des verres feuilleté des façades, l’oeuvre est la façade, les façades sont l’oeuvre. Le choix des points de vue à l’échelle panoramique du paysage, reconstitue sur le bâtiment le paysage masqué par son volume – le pavillon. Constitué de deux parallélépipèdes désaxés mais non totalement perpendiculaires, l’espace du pavillon se déroule autour d’un atrium intérieur. Les planchers successifs, depuis le niveau inférieur – niveau du fleuve – ouvrent par leur décalage des perspectives sur l’eau. Plus encore, le volume supérieur en porte à faux jusqu’en limite du quai, offre la vue panoramique sur le fleuve. Portés sur trois poteaux/pylônes contenant un escalier pour l’un, les ascenseurs pour les autres, les plateaux du volume supérieur sont suspendus à une nappe et deux méga poutres tridimensionnelles croisées. En passant sous le volume en porte à faux, le promeneur lève les yeux et découvre en contre-plongée l’atrium audessus de lui. La transparence totale souhaitée par le client a servi de principe à l’aménagement des espaces. La nécessité de créer des salles de réunions et quelques bureaux fermés a donné l’occasion de créer des pièces dont les murs sont totalement vitrés. Ces espaces délimités ponctuent ainsi les étages en open space autour de l’atrium, apportant de la partition dans un espace continu. Les principales salles de réunion sont réparties dans les angles des étages supérieurs. La présence d’objets rouges et singuliers dans l’espace caractérise aussi l’aménagement : les cafeterias au 1er et au 3e étage; la cuisine duChef au 4e étage ; le bar sur le toitterrasse… Ces éléments contribuent à la vie sociale dans l’espace de travail, favorisant les rencontres ou réunions informelles. Il en est ainsi du rôle des espaces de rencontre aux banquettes ouvertes à chaque angle de l’atrium.La couleur principale de l’aménagement est le rouge, couleur du logo de l’entreprise GL Events. Nous l’avons donc déclinée sur différents objets, les placards, les archives mobiles,qui contrastent avec la moquette et les chaises noires. Les bureaux restent blancs pour assurer le confort visuel. L’environnement ainsi créé est considéré comme stimulant et dynamique par les personnes qui y travaillent aujourd’hui.

Dans le cadre d'une réflexion sur l'évolution que subit l'espace de travail, une solution innovante a été apportée dans le domaine de l’éclairage et de l’acoustique avec la création du Luminaire « Pétale », en collaboration avec Luceplan. Le Pétale illustre le défi d'allier le confort acoustique et l'éclairage général dans une forme aérienne et élancée. Suspendu à l'aplomb du plan de travail, le Pétale agit comme un organisme dont la "peau", seul aspect visible de l'objet, diffuse la lumière et lui donne une matérialité tout en restant poreuse aux sons qui sont absorbés par les matériaux internes.

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