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Les DouanesJean-Michel Wilmotte

L’entrepôt des Douanes est l’un des premiers bâtiments témoins directs de l’histoire de ce port industriel à avoir été réhabilité. Et c’est en manipulant délicatement son ordonnancement que Jean-Michel Wilmotte le fait entrer dans le 21ème siècle. 

Description

Caillebotis

Construit en 1930, quais Rambaud, l’entrepôt des Douanes était un lieu de passage pour toutes sortes de marchandises, purement utilitaire, il n’avait de qualité que celle d’exister. Et c’est finalement beaucoup ! Car cela reste une belle occasion de pérenniser la mémoire du lieu qui en a grandement besoin en regard de toutes les constructions neuves qui le composent aujourd’hui. Et pour moi visiteur, la possibilité de feuilleter quelques pages de l’histoire de l’architecture, même récente, comme c’est le cas ici. Un entrepôt tout ce qu’il y a de plus classique construit dans les années 1930 même si a y regarder de plus prêt, le traitement différencier de la partie bureau en façade sur rue est assez singulier. C’est d’ailleurs cette singularité qui a probablement intéressé Jrijn de Koning, artiste néerlandais, qui en a fait une réplique miniature, une architecture-sculpture qui orne l’angle nord-ouest du bâtiment face aux quais Rambaud. Une abstraction étonnante qui m’a quasiment troublé la vue !

À l’instar de la nouvelle peau de l’édifice conçue par Jean-Michel Wilmotte dont les nuances varient du noir au gris en fonction de la lumière et des angles de vue. Ce caillebotis en acier laqué, qui recouvre la quasi-totalité de l’édifice ainsi que la toiture, vient souligner l’ordonnancement existant de la façade et atténuer l’impact des nouvelles baies ouvertes pour répondre aux besoins des nouveaux plateaux de bureau développés sur les trois étages. Tandis que les balcons suspendus viennent redonner vie aux anciennes plateformes de chargement. Avec un peu de concentration, j’ai presque entendu l’écho des ouvriers qui s’échinaient là à l’époque !

Galerie

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  • Architecte : Jean-Michel Wilmotte
  • Maîtres d'ouvrage :Groupe Cardinal
  • Artiste associé : Krijn de Koning
  • Statut du projet : Achevé
  • Surface : 4719m²
  • Date de livraison : Juillet 2007
  • Mise en lumière : Oui
  • Matériaux principaux : Un caillebotis de métal laqué noir recouvre la quasi-totalité du bâtiment.
  • Aménagement des espaces communs : Un atrium central dessert les plateaux de bureaux de 1000 m²
  • Les prestations d’aménagement intérieur : sol en béton ciré ou en tôle lamée, chemin de câbles apparents… dans un style industriel assumé. 
  • Visitable : Partiellement

Le regard de l'architecte

Construit dans les années 1930, le vieil entrepôt des douanes refait surface en bord de Saône sous l’œil bienveillant de Notre-Dame de Fourvière. Tout coché de noir, ce volume massif aux percements répétitifs est situé dans le parc d’activités et de loisirs développé par Voies Navigables de France (VNF) sur l’ancienne zone portuaire de la rive gauche, en amont de la confluence de la Saône et du Rhône. 

Désormais dédié à la culture et aux médias, ce site de huit hectares délaissé par le transport fluvial au profit de Pierre-Bénite sur le Rhône, et précédemment investi par des activités de logistique et de loisirs associatifs, s’agrémente de commerces et d’une promenade au bord de l’eau pour s’ériger en pôle d’excellence de l’agglomération lyonnaise. Rénové de fond en comble, le bâtiment des douanes s’inscrit dans ce contexte innovant, sur le quai Rambaud, entre le pôle de loisirs au nord et le musée des Confluences au sud. La reconversion engagée dans l’esprit du cahier des charges établi en 2004 par l’architecte François Grether et le paysagiste Michel Desvigne met en exergue le volume bâti et conforte les rythmes des percements existants par un traitement unitaire. Un caillebotis de métal laqué noir recouvre la quasi-totalité du bâtiment.

En façade, cette mantille découpe les baies existantes de 3 mètres de côté et vient recadrer à l’horizontale les anciennes ouvertures de 6 m x 80 cm ; les nouvelles ouvertures de 6 m x 60 cm pratiquées pour éclairer les plateaux de bureaux aménagés dans les étages restent dissimulées sous la mantille. La maille calée sur le pas des percements adopte une trame de 18 x 4 centimètres. Cet ouvrage de métallerie est décollé de la façade pour laisser passer la lumière et révéler la maçonnerie d’origine tapie derrière, rénovée en conséquence. 

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