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Habitation

L'escaleArchitekten Hermann Kaufmann ZT GmbH

Programme de 80 logements, l’Escale se distingue par son manteau de bois. En rentrant chez eux, les habitants empruntent des coursives extérieures, versions contemporaines de la traboule lyonnaise.

Description

Nudité

Hervé Vincent appelle ça « l’anorak du bâtiment ». Jolie image pour décrire ce bois clair qui recouvre les façades de cet ensemble posé à l’angle des rues Denuziere et Casimir Perier.  Dans ce projet, tout est question de nudité ou de couverture, ou l’inverse. Prenez les circulations... Habituellement, elles se cachent dans les entrailles. L’exfiltration à l’extérieur de l’enveloppe de ces éléments fonctionnels a permis de gagner une compacité maximale à l’intérieur des bâtiments. Résultat, les passerelles, ascenseurs et paliers donnent l’impression de se détacher de la façade, tout en se greffant dessus, créant une sorte d’entre-deux pour les usagers - pas tout à fait arrivés, déjà plus tout à fait à l’extérieur. 

Depuis la rue, la jonction entre les deux immeubles de 8 étages est visuellement soutenue par ces coursives et par le prolongement des garde-corps.
Je reviens quelques instants sur le bois - l’anorak, vous l’avez compris. Il sert d’enveloppe thermique, L’Escale étant un bâtiment dit passif. A certains endroits, toujours en façade, une peau supplémentaire se superpose : ces plaques de verre servent de premier filtre contre le vent. Au dernier étage (vous remarquerez le décalage entre les deux bâtiments, qui donne une vraie dynamique au dessin de l’ensemble), le bois, les plaques de verre et les piliers de béton laissent la place à une façade blanche contrastant avec les niveaux inférieurs. Comme une boîte posée sur le toit.

Galerie

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  • Architectes : Herman Kaufmann, Hervé Vincent
  • Maître d'ouvrage : Rhône Saône Habitat
  • Statut du projet : Achevé
  • Surface : 6817m²
  • Date de livraison : 07/01/2014
  • Coût des travaux : 10.3 M€
  • Mise en lumière : Non
  • Matériaux principaux :

    Béton, bois, acier galvanisé

  • Visitable : Non

Le regard de l'architecte

Un immeuble Passivhaus de logements pour tous, structuré autour d'une traboule contemporaine, écrit en matière bois, mais qui se drape d'une robe de soie pour sortir en ville. 

Sur le concept habiter, notre réflexion se porte sur l’interrogation suivante : les modes de vie ayant évolué (familles monoparentales ou recomposées, vie maritale chaotique, jeunes adultes restant plus tard au domicile parental, arrivée du multimédia dans les foyers, etc) le modèle d'habitat bourgeois du 19e qui survit aujourd’hui est-il adapté aux nombreux modes de vie des individus toujours en quête de plus d’espace, alors que le logement a tendance à voir se réduire ses propres surfaces ? C’est ainsi qu'est proposé, à l’instar du marché de la maison individuelle, un volume aménagé avec les équipements minimum le rendant totalement habitable, qui pourra être aménagé au fil de ses besoins sans modifier l’aspect général  extérieur de l’opération. Par sa dimension environnementale passive, nous recherchons une compacité maximale de notre bâtiment, évitant tout retrait, tout pont thermique, une isolation maximale des volumes habitables, la suppression des volumes non chauffés à l’intérieur de l’enveloppe thermique tels les paliers. Mais un volume épuré n’est pas forcément un volume plat et sans âme. Ainsi, nous revisitons la coursive de nos traboules, qui a forgé notre patrimoine si bien identifié par l’unesco, qui ont permis tant de liens et d’échanges sociaux. Comme dans un condominium anglo-saxon, l’habitant parvient à sa villa par ces traboules végétalisées puis sa terrasse.   Tous les logements sont pourvus d’une double orientation traversante indispensable pour une ventilation naturelle.   Afin de déclarer ce projet en tant que manifeste d’une architecture passive et environnementale urbaine nous proposons une enveloppe bois permettant une étanchéité optimale. Le rythme de fragmentation du bâti trouve son expression dans un jeu de plaques de type Reglit, favorisant le jeu subtil des volumes sous la lumière, sans obstruer l’apport de lumière naturelle à l’intérieur des logements.  

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