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Equipement public

Médiathèque André MalrauxJean-Marc Ibos Myrto Vitart

La Médiathèque est située sur une ancienne friche industrielle entre les deux rives d’un canal sur la Presqu’île Malraux de Strasbourg.

Description

Colosse de vert

Le programme se distingue par deux intentions architecturales : l’une étant la rénovation d’un hangar en proue de la Presqu’île Malraux et de l’autre, la construction moderne d’un bâtiment parfaitement rectangulaire qui vient s’accoler à la première. 

 

Ce bâtiment entièrement vitré m’impressionne par son imposante stature. Lorsque je rentre à l’intérieur, je suis conquise par cet effet de transparence qui donne à voir entre les deux orientations du bâtiment. De tout part, l’eau paisible du canal se reflète sur le verre dans un scintillement étincelant. 

 

La médiathèque occupe six étages dont cinq sont ouverts au public. Je suis complètement transportée par l’atmosphère qui y règne d’un calme intense. 

 

Le Saviez-Vous ?  Avec ses 11 800 m2 et ses 160 000 documents répartis sur 20 km de rayonnage, la Médiathèque Malraux est classée comme étant la plus grande bibliothèque publique de l'est de la France.

Galerie

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  • Architecte : Jean-Marie Lépinay
  • Maître d'ouvrage : Ville de Strasbourg
  • Statut du projet : Achevé
  • Surface : 18000m²
  • Date de livraison : 2008
  • Coût des travaux : 37 M €
  • Mise en lumière : Oui
  • Visitable : Partiellement

Le Regard de l'Architecte

Texte produit par l'Agence Ibos-Vitart

 

C’est à l’horizontale que s’appréhende le paysage fluvial. Ici, tout se plie à la logique du cours d’eau ; la linéarité des quais, l’étirement du môle, l’alignement des arbres. Jusqu’aux entrepôts qui se profilent d’un bout à l’autre du site, parfaitement réglés dans leur continuité sur une parallèle aux quais et dont les silos, tels des proues, ponctuent verticalement les extrémités. La beauté du lieu tient en cette harmonie. Petit bout de territoire miraculeusement préservé dans sa cohérence initiale où l’exploitation industrielle qui exigeait une efficacité optimum dans la relation des bâtiments aux quais, au chemin de grue et à la voirie a déterminé la rigoureuse succession rythmique des volumes. Le projet de transformation de l’entrepôt Seegmuller en médiathèque, avec à l’appui un doublement des surfaces existantes, s’inscrit dans les grands principes de composition du lieu. Le silo est conservé, signe vertical dans le paysage. De la halle qui s’y adosse, le projet conserve aussi la magnifique structure en béton. L’extension en constituera le strict prolongement vertical et horizontal. Une bibliothèque, contrairement à un entrepôt, appelle la lumière naturelle. Une peau de verre remplace le parement en briques de la halle existante. Calée dans la continuité de l’extension, elle réalise l’unité du lieu. La lumière souligne les chapiteaux pyramidaux. Les planchers prolongent ceux de l’existant. Initialement destinés au stockage, les plateaux sont bas sous plafond. Pour donner une sensation d’espace, des vides, en rive, dilatent verticalement les volumes. Dans une logique industrielle qui reste pertinente du fait de l’exiguïté des hauteurs, les équipements techniques sont laissés apparents. Le tracé des fluides s’inscrit dans la linéarité générique.Un long ruban rouge, à même le bâtiment, relie les niveaux de la médiathèque. La signalétique, appliquée à la manière de tags, guide le visiteur. Les plateaux sont laissés libres. La lumière s’y propage par réflexion sur le sol. Les planchers découpent le paysage à l’horizontale, reliant l’un à l’autre les deux bras du canal.

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