L'application multi-supports pour vous faire vivre l'expérience

SITE WEB - TABLETTE - SMARTPHONE

Equipement public

Pont Chaban-DelmasLavigne Cheron Architectes

Avec ses quatre magnifiques tours en verre, le Pont Chaban-Delmas accueille à bras ouverts les visiteurs du Bordeaux.

Description

J’ai tout de suite remarqué sa forme élancée vers le ciel. C’est un pont mobile urbain que permet aux piétons et aux cyclistes de le traverser confortablement et d’admirer le fleuve. 

 

Les pilonnes s’élancent vers le ciel et accueillent à bras ouverts les visiteurs de la ville de Bordeaux.

 

Je suis impressionnée par les dimensions de ce pont et en même temps sa légèreté. Il fonctionne de la même manière qu’un ascenseur surdimensionné avec un tablier qui se lève à presque 60 mètres au-dessus de la Garonne. Le tablier du pont est en forme d’aigle d’avion inversée et plus le vent souffle plus il est stable et appui vers le bas. La nuit, les failles de verre sont encore plus impressionnantes grâce à la mise en lumière de l’artiste Yann Kersalé.

 

Le Saviez-Vous ? Le pont se lève plus 50 fois par an et sa levée est programmée un an à l’avance et sur une durée de 11 minutes.   

Galerie

  • pont_1920x1080-4.jpg
  • pont_1920x1080-6.jpg
  • pont_1920x1080-7.jpg
  • pont_1920x1080-2.jpg
  • Architectes : Thomas Lavigne, Charles Lavigne
  • Maître d'ouvrage : Bordeaux Métropole
  • Statut du projet : Achevé
  • Date de livraison : 2013
  • Coût des travaux : NC
  • Mise en lumière : Non
  • Matériaux principaux :

    Métal, béton et verre

  • Visitable : Oui

Le Regard de l'Architecte

Texte produit par l'agence Lavigne Cheron Architectes

Le pont Chaban-Delmas n’est pas un pont comme les autres. Il s’agit du plus grand pont levant d’Europe qui comporte une travée levante de 120 m de portée, pesant 2500 tonnes, qui se soulève à plus de 53 m au-dessus de la Garonne. L’ouvrage comprend des pylônes de 77 m de hauteur au cœur du fleuve, c’est dire l’échelle monumentale de ce projet. Il est visible de toute part, depuis la rive gauche jusqu’à la place des quinconces, depuis les bassins à flots, depuis le parc des berges en rive droite, depuis cenon et floirac... C’est véritablement un ouvrage à l’échelle de la ville, l’une des constructions récentes les plus emblématiques même puisqu’elle est totalement libérée de toute construction, seule au cœur de la Garonne.

 

Nous avons porté notre attention sur les circulations de l’ouvrage, donnant la priorité à la qualité, aux conforts et à la richesse des circulations douces. Nous avons pris le parti de séparer totalement les piétons et les cyclistes des autres circulations en créant de véritables passerelles urbaines au-dessus de la Garonne. Ces passerelles reposent sur des consoles métalliques fixées au tablier central et s’écartent à l’extérieur des tours. C’est la grande originalité de ce projet, très chère à l’architecte, et qui donne ce caractère urbain et léger à l’ouvrage. Long de plus de 430m sans les rampes, il nous a aussi semblé indispensable de venir créer un évènement au cœur du fleuve, un espace où l’on puisse se reposer et contempler la ville.

 

La définition architecturale des tours de levage s’est précisée au cours du projet mais l’idée était présente dès nos premières visites à Bordeaux : faire de ces tours non pas des objets purement techniques, mais de véritables flèches modernes de la ville. Ces flèches traduisent une idée simple, accompagner le mouvement vertical du tablier, renforcer la symbolique du pont levant.

 

Dans le nouveau dessin que nous avons imaginé, nous avons voulu donner un sens à la forme architecturale. Depuis la Garonne, pour les navires qui s’apprêtent à amarrer place des Quinconces, le pont levant est la porte d’entrée de la cité. L’ouvrage doit donc traduire l’idée d’une ville accueillante et ouverte sur le monde. La forme des tours inclinées vers l’extérieur, comme des bras ouverts vers le ciel concrétise dans la matière ce geste de Bienvenue. Les tours se composent de voiles courbes de béton et de verre, qui s’affinent progressivement vers le ciel. Le verre joue en permanence avec la lumière, du lever du soleil à son couché. Tantôt transparent, le verre laisse apparaitre l’hélice de l’escalier hélicoïdale, tantôt miroir, c’est le ciel et ses nuages qui se reflètent dans les tours au-dessus de la Garonne. Dans tous les cas, le verre amène légèreté, transparence et vie à cet ouvrage. Ces quatre lames de verre mise en lumière la nuit par Yann Kersalé sont un spectacle sans précédent depuis les berges et l’ouvrage.

 

Bâtiments similaires

Ce bâtiment est visible dans les balades suivantes